Fonctionnalité — collecte

Enquêtes multilingues

Les traductions sont tenues par enquête et indexées sur les identifiants de questions : la logique, la notation et les colonnes du CSV restent donc indépendantes de la langue. Les réponses sont stockées de façon canonique : un répondant anglophone et un répondant ourdouphone qui choisissent la même option enregistrent tous deux « Bus », un seul graphique compte les deux, et la langue lue par chacun est consignée séparément. La langue se choisit par le lien — /s/<id>/cy pour le gallois, /s/<id>/ur pour l'ourdou —, la lecture de droite à gauche est prise en charge, et une traduction manquante revient à la formulation source plutôt qu'à un blanc.

Indexer sur les identifiants de questions : toute la conception tient là

La manière évidente de mener une consultation bilingue consiste à construire l'enquête deux fois. C'est aussi celle qui ruine l'analyse : deux jeux de réponses, deux jeux d'en-têtes de colonnes, et une fusion faite à la main dans un tableur le jour où le rapport doit être rendu.

Ici, une traduction est une couche de texte affiché posée sur une question qui conserve sa propre identité. L'identifiant de la question ne change jamais avec la langue, pas plus que la valeur derrière une option. Une règle de logique conditionnelle écrite pour « a répondu Bus » se déclenche donc pour un répondant gallois qui a vu Bws, un score attaché à cette option est attribué dans les deux cas, et la colonne exportée reste une colonne, non deux.

La conséquence est ce qui donne son intérêt à tout ceci : sans stockage canonique, l'analyse se fragmente par langue. Les réponses en langue minoritaire deviennent un petit fichier à part, résumé en une phrase — quand il l'est. Avec le stockage canonique, les réponses galloises figurent dans les mêmes décomptes que les anglaises, et la langue lue par chaque personne reste enregistrée si vous souhaitez les examiner séparément.

Une langue par lien

La langue que lit un répondant est normalement décidée par le lien qu'il ouvre. La distribution devient ainsi le moment où vous la choisissez, ce qui correspond en général à l'endroit où la décision se prend déjà : le lien gallois sur l'affiche en gallois, le lien en ourdou par l'intermédiaire de l'association qui l'a demandé.

LienCe que voit le répondant
/s/<id>L'enquête dans sa langue source
/s/<id>/cyGallois
/s/<id>/urOurdou, de droite à gauche
/s/<id>/pkLa même version en ourdou, sous un alias plus commode

L'alias /pk existe parce que les liens sont lus à voix haute en réunion, imprimés sur des dépliants et saisis de mémoire, et qu'un code pays se retient plus facilement qu'un code de langue.

Dès qu'une enquête comporte plus d'une langue, un sélecteur apparaît également en haut de celle-ci, listant chaque langue disponible dans sa propre écriture. Le lien décide donc de ce que l'on voit en premier, et le sélecteur couvre la personne à qui l'on a transmis le mauvais. Ce qui n'arrive pas, c'est la devinette : l'enquête ne choisit jamais une langue d'après les réglages du navigateur, car une supposition silencieuse est pire qu'un choix visible.

De droite à gauche, et ce qui sert de repli

L'ourdou et l'arabe s'affichent de droite à gauche : le sens de lecture, l'alignement et le cheminement de la question dans la page sont tous mis en miroir. Cela vaut pour l'enquête que remplit un répondant comme pour l'éditeur dans lequel travaille un auteur.

Le repli est l'autre moitié de ce qui rend le dispositif viable. Si une question, une option ou un intertitre n'a pas de traduction dans la langue consultée, la formulation source est affichée à sa place : un répondant ne rencontre donc jamais de question vide ni de clé brute à l'écran. Cela compte dans le cas ordinaire : quelqu'un ajoute une question quinze jours après le lancement d'une consultation, et la traduction rattrape son retard le jeudi suivant.

L'éditeur est traduit lui aussi, ce qui est autre chose

La traduction par enquête s'adresse à une organisation qui travaille dans une langue et doit atteindre des personnes dans une autre. Ce n'est pas la seule situation.

L'interface d'administration — l'éditeur, les réglages, les écrans de résultats — est disponible en dix langues. Ouvrez survey.noissime.com/pk et tout le produit est en ourdou, de droite à gauche, y compris la palette des types de questions et les vues de résultats. Une organisation pakistanaise qui utilise l'éditeur en ourdou rédige des questions en ourdou parce que l'ourdou est sa langue de travail. L'enquête sort en ourdou sans aucune couche de traduction, et c'est l'anglais qui devient ce que l'on ajoute ensuite, si nécessaire.

Si votre personnel et vos répondants partagent une langue, vous n'avez donc pas besoin de la traduction par enquête : il vous faut l'éditeur dans cette langue, et il existe. La traduction par enquête est faite pour l'écart entre les deux.

Le gallois : l'argument est l'obligation légale, non la compréhension

La Welsh Language (Wales) Measure 2011 confère au gallois un statut officiel au pays de Galles et pose le principe selon lequel il ne doit pas être traité moins favorablement que l'anglais. Les obligations qui lient réellement un organisme public donné sont les normes linguistiques galloises qui lui sont imposées, énumérées dans sa propre notification de conformité : lisez-la, et faites-vous conseiller à son sujet, plutôt que de vous fier au résumé d'un fournisseur. La consultation et la participation relèvent généralement des normes de prestation de service. L'esprit général est qu'une consultation publiée en anglais doit exister en gallois au même moment, ni plus tard ni seulement sur demande.

Soyez précis sur le motif, car la justification habituelle est la mauvaise. La quasi-totalité des locuteurs du gallois lisent aussi l'anglais : il ne s'agit donc pas de savoir si quelqu'un pourrait comprendre l'enquête. Il s'agit de statut et de choix : la version galloise doit être également disponible, également visible et également facile à remplir. Un lien gallois enfoui trois clics plus loin que l'anglais, ou publié une semaine plus tard, ne satisfait personne qui lit sérieusement les normes. Une seule enquête derrière deux liens est plus facile à maintenir réellement à égalité que deux constructions qui divergent dès la première modification d'une question. Les notes sectorielles destinées aux collectivités figurent sur la page collectivités.

La formulation, c'est à vous de la fournir

NumoForms ne traduit rien à votre place. Il conserve la formulation traduite, la maintient attachée à la bonne question et à la bonne option, la sert au bon lien et se replie proprement lorsqu'une chaîne manque. Produire le gallois ou l'ourdou est votre travail, qu'il passe par un traducteur, un collègue bilingue ou un outil de traduction automatique.

Si c'est la dernière solution, traitez le résultat comme un premier brouillon. Il met rapidement en place la structure et l'essentiel du sens, et pour une enquête interne de climat social ou un sondage rapide auprès d'un public, cela suffit généralement. Pour une consultation réglementaire, c'est un point de départ, et rien de plus.

La formulation d'une enquête pardonne peu. Les options de réponse doivent rester distinctes les unes des autres après traduction, les libellés d'échelle doivent conserver leur espacement entre les points, et un terme juridique ou d'urbanisme possède souvent un équivalent gallois consacré qu'un modèle généraliste n'ira pas chercher. Faites relire l'enquête traduite de bout en bout par une personne parfaitement à l'aise dans la langue avant de la publier. Cette relecture coûte une heure et protège l'ensemble du jeu de données, car une option mal traduite ne produit pas une réponse fausse que vous pourrez repérer. Elle en produit une plausible, que vous ne repérerez pas.

Ce qui reste dans les mots du répondant

Le stockage canonique s'applique aux réponses structurées : choix, échelles, notes, lignes de matrice. Le texte libre ne peut pas fonctionner ainsi. Une personne qui répond en gallois à une question ouverte écrit en gallois, et c'est ce qui arrive dans vos résultats et dans le CSV. Prévoyez d'en organiser la lecture comme vous prévoyez la traduction des questions. La disposition des colonnes et le traitement de « Autre (précisez) » sont détaillés sur la page exports et PDF.

Ce que le multilingue ne fait pas

Énoncé clairement, parce que vous finirez par vous en apercevoir.

  • Il ne traduit pas à votre place. Il n'y a pas de bouton « traduire ». NumoForms stocke et sert la formulation que vous fournissez ; il ne génère ni gallois ni ourdou pour vous, et il ne peut pas vous dire si une traduction est bonne.
  • Les langues forment une liste fixe. Outre l'anglais, une enquête peut être proposée en gallois, ourdou, polonais, bengali, somali, arabe, roumain, portugais et français. Ce n'est pas un champ libre dans lequel saisir n'importe quelle locale : s'il vous en faut une qui ne figure pas dans la liste, demandez avant de bâtir un plan dessus.
  • Rien n'est détecté automatiquement. Une enquête ne lit pas les réglages du navigateur d'un répondant pour changer d'elle-même. La langue vient du lien, ou du sélecteur présent sur l'enquête.
  • Le texte libre n'est traduit ni à l'entrée ni à la sortie. Le stockage canonique ne couvre que les réponses structurées. Une réponse rédigée en gallois arrive en gallois dans vos résultats et dans votre CSV, et sa lecture vous incombe.
  • Dix langues d'interface, pas davantage. L'interface d'administration est livrée avec les langues dont elle dispose. Vous ne pouvez pas en ajouter une vous-même.

Ce que l'on demande souvent sur les enquêtes multilingues

Une version galloise suppose-t-elle de construire l'enquête deux fois ?

Non. Les traductions vivent à l'intérieur d'une seule enquête et sont indexées sur les identifiants de questions : il y a donc une enquête, un seul jeu de règles de logique et de notation, et un seul jeu de résultats. Un répondant gallois et un répondant anglophone alimentent les mêmes données.

Comment un répondant obtient-il la version dans sa langue ?

Par le lien qu'il ouvre. Un code de langue à la fin de l'URL de l'enquête la sélectionne : /s/<id>/cy pour le gallois, /s/<id>/ur pour l'ourdou, et /s/<id>/pk est un alias plus commode vers cette même version en ourdou. Dès qu'une enquête comporte plus d'une langue, un sélecteur apparaît également en haut de celle-ci, afin qu'une personne à qui l'on a transmis le lien anglais puisse changer sans qu'on lui en envoie un autre.

Que se passe-t-il si une question n'a pas encore été traduite ?

Elle revient à la formulation de la langue source. Un répondant ne voit jamais de question vide ni de clé brute du type q_7 : une traduction inachevée dégrade l'enquête en enquête bilingue plutôt qu'en enquête cassée.

Les résultats se divisent-ils en un graphique par langue ?

Non. Les réponses sont stockées de façon canonique : un répondant anglophone et un répondant ourdouphone qui choisissent la même option enregistrent tous deux « Bus », et un seul graphique compte les deux. La langue lue par chaque personne est consignée séparément, à côté de sa réponse.

L'éditeur d'enquêtes lui-même peut-il être utilisé en ourdou ?

Oui. L'interface d'administration est disponible en dix langues, et survey.noissime.com/pk offre un éditeur intégralement en ourdou, de droite à gauche : une équipe qui travaille en ourdou rédige donc directement des questions en ourdou, sans aucune couche de traduction.

NumoForms traduit-il l'enquête à ma place ?

Non. NumoForms conserve et sert la formulation traduite, et la maintient rattachée aux bonnes questions, mais cette formulation, c'est vous qui la fournissez. Si vous produisez une première version au moyen d'un outil de traduction automatique, traitez-la comme un brouillon : une personne parfaitement à l'aise dans la langue doit la relire avant toute consultation ayant une portée juridique, car une option de réponse mal traduite produit des données que vous ne pourrez pas défendre.

Une seule enquête, plusieurs langues.

Les traductions vivent à l'intérieur d'une même enquête et s'appuient sur les identifiants de questions : la logique, les scores et les colonnes du CSV restent les mêmes quelle que soit la langue lue. Les réponses en gallois et en anglais alimentent un seul jeu de résultats, au lieu de deux fichiers à fusionner ensuite.

  • Un lien par langue, plus un sélecteur sur l'enquête
  • La lecture de droite à gauche gérée, dans l'enquête comme dans l'éditeur
  • Une formulation non traduite revient à la langue source
Commencer à créer